Jardinier professionnel tondant une pelouse de pavillon

Entretenir son jardin ou le faire entretenir

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Un jardin de 300 m² peut être un vrai plaisir, à condition qu’il garde une place raisonnable dans la semaine. Chez moi, certaines années, j’ai confié la tonte à quelqu’un. D’autres années, je me suis occupé presque tout seul des tontes, avec quelques une laissées au professionnel. Cela dépendait du travail, des vacances et de l’envie du moment.

Il n’y a rien de paresseux à déléguer. On peut faire entretenir la pelouse et garder les tomates, ou appeler seulement pour une grande haie. Voilà comment j’évalue le temps et les prestations avant de choisir.

Le temps que prend un jardin de pavillon

Pour une pelouse de 200 m², une haie de 20 m, deux massifs et un petit carré potager, mes repères ressemblent à ceci :

  • La tonte prend environ 40 minutes à une heure, jusqu’à 25 fois dans une année de forte pousse. Un robot change beaucoup cette ligne.
  • La haie représente souvent deux demi-journées par an. La fiche sur la taille de haie donne davantage de détails.
  • Les massifs demandent autour de 30 minutes par semaine d’avril à octobre quand ils sont paillés, parfois deux heures avec de la terre nue. Le paillage et les couvre-sols réduisent bien ce temps.
  • Un potager entretenu peut prendre deux à quatre heures par semaine de mai à septembre. Un carré de 8 m² reste déjà très agréable si le temps manque.

Sur l’année, on arrive facilement à 80 ou 120 heures sans automatisation. Avec des massifs paillés, une tonte haute et éventuellement un robot, certains jardins se rapprochent de 40 heures. Ce sont des ordres de grandeur. Une haie de thuyas et un carré de fraises n’ont pas le même agenda.

Il y a aussi les semaines imprévues. Les feuilles peuvent occuper quatre à huit heures en novembre, un orage couche les dahlias et l’herbe atteint 15 cm pendant les vacances. Le jardin a parfois son propre calendrier, juste au moment où l’on voulait boire le café tranquille.

Les outils que j’utilise vraiment

Dans mon cabanon, un sécateur affûté, des gants, un râteau à feuilles, une bêche et un cordeau font déjà beaucoup. Pour la pelouse, il faut une tondeuse ou un robot. Un coupe-bordure rend service pour les finitions, et un taille-haie sur batterie devient confortable à partir d’une dizaine de mètres de haie.

Je scarifie seulement si le feutre le demande, souvent une fois en septembre, pas toutes les semaines. Pour les autres outils, j’attends d’avoir un vrai besoin. Ceux qui n’ont pas bougé depuis deux ans prennent de la place et pourraient rendre service à un voisin.

Les batteries, le carburant et les machines ont besoin d’un rangement sec conforme à leurs notices. Un seau, un composteur et un robinet qui ferme bien complètent l’installation sans remplir tout le garage.

Les moments où je préfère déléguer

Trois semaines d’absence en juillet, un talus devenu difficile ou une haie de 3 m suffisent à rendre l’aide d’un professionnel intéressante. Le confort physique compte aussi. Travailler sur une échelle avec un taille-haie n’est pas un passage obligé pour aimer son jardin.

Un jardinier-paysagiste prend généralement en charge la tonte, les haies et parfois les massifs dans le cadre d’un passage ou d’un contrat. Pour un grand arbre, je m’adresse à un élagueur, car c’est un autre métier. La fiche sur le choix d’un élagueur aide à poser les bonnes questions. Un paysagiste spécialisé dans la création intervient plutôt sur un chantier complet.

Les tarifs changent beaucoup selon la région, l’accès, la quantité de déchets et le matériel nécessaire. Je demande donc un devis après visite du jardin. J’y cherche la fréquence, la durée ou le périmètre de la prestation, l’évacuation des déchets, les produits éventuels, l’assurance responsabilité civile professionnelle et les conditions d’arrêt.

Comparer trois entreprises permet de comprendre ce qui est inclus. Un tarif très bas n’est pas forcément une bonne affaire si l’herbe est coupée trop ras ou si l’évacuation arrive ensuite en supplément.

Un contrat annuel de 8 à 20 passages répartit les interventions. Une formule à la demande laisse plus de liberté et permet de ne rien prévoir en hiver, mais chaque visite peut coûter davantage. Pour 200 m² de pelouse seule, un robot associé à une aide ponctuelle sur la haie peut être intéressant sur plusieurs années. Pour 800 m² avec massifs et haies, le calcul change. Je compare le coût total, l’entretien des machines et surtout le temps que j’ai vraiment envie d’y consacrer.

Ce que j’aime encore faire moi-même

Je garde la récolte, le pincement des tomates et l’arrosage précis du potager. Ce sont les petits passages où l’on repère une tomate mûre, une feuille malade ou un plant qui a soif.

Une organisation mixte fonctionne bien. Le prestataire s’occupe de la pelouse et de la haie, tandis que je garde le potager et les massifs. Je lui laisse un accès dégagé, un point d’eau utilisable et les informations utiles. De son côté, il vient avec les machines prévues au devis et son assurance.

Parler du résultat avant la première tonte

En été, je demande une hauteur de 5 à 7 cm pour ne pas épuiser la pelouse. Nous décidons aussi si les déchets sont évacués, compostés ou laissés en broyat au pied des haies. Ce broyat est utile en couche régulière, moins quand il forme un tas humide contre le crépi.

Je regarde également les produits mentionnés au contrat. Un anti-mousse ou un désherbant appliqué automatiquement à chaque passage n’est pas toujours nécessaire. Un bon professionnel explique ce qu’il utilise, pourquoi, et avec quelles précautions. La discussion est plus simple avant le début de la saison qu’au milieu d’une facture.

Le silo sol rassemble les sujets de tonte, de mauvaises herbes et de robots. L’important est d’adapter le jardin au temps disponible. Réduire un massif, confier la haie ou choisir un contrat complet sont trois solutions tout à fait honnêtes. Il reste ensuite la meilleure partie, profiter un peu de ce qui pousse.