Je m’appelle Guillaume Delattre. J’ai 48 ans, et j’habite une maison un peu à l’écart en Auvergne, au pied des volcans, avec du jardin autour. Un potager qui a de la place, de la pelouse, un cabanon qui prend l’eau si on n’y pense pas. Rien d’un château. Rien d’un magazine non plus.
La photo en haut, c’est un cliché au téléphone, un soir dans les tomates. Polaire marine, rien d’un studio. Madame a visé à peu près, et ça me va.
La semaine, je bosse dans le commerce. Les clients, les discussions qui durent, les tournées. Le week-end, c’est les tomates. Voilà le partage, simplement. Je n’ai pas un métier dans le jardin. J’ai un métier, et un jardin.
Jardin.la, je l’ai ouvert pour ça. Pour parler de ce que je fais dehors, les samedis, et de ce que je rate. Pas pour monter un média. Pas pour jouer les experts. Des notes, rangées par thème, comme on en glisse à un voisin par-dessus la haie.
Il y a quinze ou vingt ans que je jardine autour de cette maison. Au début je mettais de l’azote partout, fier comme un pou. Des plants superbes, trop feuillu, trois tomates. On apprend. Le hêtre de l’allée m’a aussi rendu service, à sa façon : j’avais posé une lampe solaire pile dessous. Si il ne voit jamais le soleil, le panneau ne fait évidemment pas de miracle. Je l’ai déplacé de deux mètres. Elle s’est remise à tenir la soirée.
Madame, elle, râle surtout pour le seau de purin. Ça pue, c’est vrai. On a fini par le caler côté nord du cabanon, un peu loin de la maison. Compromis. Le chien, lui, s’en fiche, tant que je ne laisse pas le seau à hauteur de museau.
Si vous n’avez jamais tenu un sécateur, c’est pas grave. On est tous passés par là.
Je n’écris pas depuis un studio. J’écris après avoir mis les mains dans la terre, ou après avoir regardé un talus en me demandant si un robot m’éviterait le samedi à pousser. Je n’ai pas testé des dizaines de machines. J’ai lu, j’ai regardé, j’ai croisé ça avec mon terrain. Quand je n’ai pas passé trois semaines derrière un engin, je le dis. C’est plus simple.
Le soir en semaine, parfois, je passe voir si les courgettes ont encore grandi. Le samedi matin, c’est café sur la terrasse, puis on voit ce qui a poussé, ou ce qui a filé. L’hiver, il y a des semaines où on ne met pas le nez dehors. Au printemps, tout part d’un coup. C’est ce rythme-là que vous retrouverez dans les textes.
Les guides sont rangés par thème : potager, pelouse, terrasse, végétaux, toiture, et le reste. Si ça vous dit, prenez celui qui vous parle en ce moment. Le reste peut attendre. Vous y verrez des recettes, des doutes, et quelques bêtises que je ne referai pas. Ou que je referai, on verra.
Si quelque chose cloche, ou si ça vous dit de poser une question, le formulaire de contact est là. Je réponds dès que je peux, souvent le week-end, rarement un mardi de tournée. La page À propos dit la même chose en plus court.
Voilà. Guillaume, un jardin, des notes. Le site, c’est juste ça.