Thermomètre flottant dans un bassin de jardin, lecture de la température

Thermomètre de piscine : analogique, solaire ou sonde

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J’ai cassé deux bouées-tortue avant de comprendre. La première, le chien l’a prise pour un jouet et l’a promenée dans le jardin. La deuxième, je l’ai coincée dans le skimmer comme un idiot, un jour de vent, et le plastique a craqué. Joli, analogique, et parfaitement illisible dès que le soleil tape sur le cadran. Depuis, ce que je veux c’est un chiffre, pas une mascotte.

Le guide piscine replace le bassin dans son ensemble. Ici on parle de l’objet qui décide de l’hivernage, puisque je me fie à l’eau à douze degrés et plus au 15 octobre. Pour ça, encore faut-il savoir lire l’eau au lieu de la deviner.

Pourquoi j’en ai besoin, vraiment

En Auvergne la saison est courte et l’eau descend plus tôt que dans les notices écrites pour le Midi. Si je me fie à l’air, je me trompe à tous les coups : un matin à 7 °C et l’eau est encore à 16, un après-midi à 22 °C et elle n’a presque pas bougé. Le thermomètre est le seul qui me raconte le volume plutôt que le ciel.

Je m’en sers pour trois choses, en gros. Savoir si on peut encore se baigner sans jouer les héros, savoir si je dois continuer à filtrer comme en août, et savoir quand je lance l’hivernage. Le reste, le pH, le chlore ou l’oxygène actif, c’est un autre tiroir ; la température, elle, commande le rythme de la saison.

Sans chiffre, on discute pour rien. Madame dit qu’il fait frisquet, je dis que l’eau est encore bonne, et on a tort tous les deux, chacun notre tour. Avec un chiffre, on se tait, ce qui est déjà un progrès.

Analogique : la tortue, le cadran, le mensonge

C’est le modèle qu’on offre, celui qui flotte, parfois en forme de bête. Un tube, un liquide coloré, une graduation, et pas de pile. Ça me plaisait bien, au fond : ça flotte, on le pêche, on plisse un peu les yeux et on a sa réponse.

Sauf que les deux tortues à fini au fond ou en morceaux. Le plastique des bouées bon marché se fêle, entre le chien, le skimmer et un coup de filet un peu vif. Et même entière, je lisais 18 ou 20 selon l’angle et selon le reflet. Pour décider d’un hivernage à 12 °C, « à peu près 14 » ne suffit pas.

L’analogique a quand même des qualités : pas d’électronique, pas de pile à racheter, et si vous voulez juste savoir si l’eau est chaude ou non, ça fait le travail. Un cadran bien clair, une bouée sobre plutôt qu’une tortue, et ça peut vivre une saison. Je ne les jette pas toutes, je ne m’y fie simplement plus pour fermer le bassin.

Le chlore, les éclaboussures et le soleil finissent par jaunir le plastique et troubler le tube. L’oxygène actif n’arrange rien à un cadran déjà opaque. Ce n’est pas la faute du traitement, c’est celle d’un objet trop léger pour vivre dehors cinq mois d’affilée.

Solaire, LCD, la mode du chiffre qui s’affiche

Ensuite j’ai pris un flottant solaire, avec un petit écran, et j’ai cru tenir mon chiffre. Presque. Le panneau posé sur la bouée a besoin de lumière, et chez moi le hêtre mange le soleil sur une bonne partie du bassin. L’écran s’éteignait, ou affichait n’importe quoi au réveil. Je déplaçais la bouée, le vent la ramenait à l’ombre, et on recommençait le lendemain. Un vrai gag.

Quand il fonctionne, cela dit, c’est confortable : on lit de loin, sans plisser les yeux. Les piles, ou l’accu derrière le solaire, tiennent une saison avec un peu de chance, et deux si on les sort l’hiver. Je les sors, maintenant. Je ne laisse plus un jouet électronique geler dans un coin du local jusqu’en avril.

L’inconvénient, c’est que ça reste un objet qui flotte, donc un objet que le chien peut prendre pour un être vivant, avec une électronique qui n’aime ni le gel ni une saison entière dans l’eau traitée. Je le rentre dès que l’hivernage est lancé, parce que ce n’est pas un cadeau pour le liner, c’est un capteur.

Le solaire flottant me convient très bien pour l’été et la question du « on se baigne ou on se couvre ». Pour la décision des 12 °C, je veux mieux : un matin gris d’octobre avec l’écran vide, ce n’est pas le moment de deviner.

La sonde, Inkbird IBS-P02 et les cousines

La troisième famille, c’est la sonde : un capteur dans l’eau, un émetteur au sec, parfois une application derrière. Inkbird IBS-P02 est le nom qui revient quand on cherche une sonde de piscine lisible sans se baisser. Je n’invente ni une note ni un prix, je vous donne le modèle parce que c’est celui qu’on croise et parce que l’idée est claire : la sonde baigne, l’écran non.

Vous placez la sonde, souvent lestée ou accrochée, à une profondeur honnête, et pas seulement dans la peau de l’eau au soleil de midi. Vous lisez ensuite sur le récepteur, dans le local ou près de la maison. Pour l’hivernage, je peux noter mon chiffre le matin sans sortir en chaussons mouillés, et croyez-moi, un mardi de pluie en Auvergne, ça compte.

Ce que je regarde avant d’en prendre une : est-ce que la sonde est prévue pour l’immersion prolongée et pas pour un frigo, est-ce que l’émetteur reste bien au sec, et est-ce que la portée tient jusqu’à la cuisine ou seulement jusqu’au local. Chez moi le jardin est grand et la maison un peu à l’écart du bassin, alors si le signal meurt à mi-chemin je rapatrie le récepteur dans le local et je vais lire le chiffre en fermant le portillon. Ça ne me dérange pas, c’est toujours mieux qu’une tortue au fond de l’eau.

L’application, quand le modèle en propose une, c’est du confort : une courbe, trois relevés, et on voit la descente arriver. Je m’en sers, sans vivre dessus. Si le wifi du fond du jardin fait des caprices, le petit écran du récepteur suffit largement.

Un dernier détail : je change les piles du capteur avant la saison, pas le jour où l’eau passe sous 13 °C. Un capteur mort en octobre, c’est le retour à la tortue.

Analogique, solaire, sonde : je départage

Pour un petit hors-sol en plein été, un analogique sobre ou un solaire qui voit correctement le ciel suffit. Vous voulez surtout savoir si les enfants, les vôtres ou ceux des invités, vont râler en entrant dans l’eau.

Pour décider l’hivernage, je prends la sonde, l’Inkbird IBS-P02 ou une cousine du même genre, du moment que la mesure se fait dans l’eau et la lecture au sec. Douze degrés, ce n’est pas un sentiment, c’est un chiffre qu’on relève.

Pour l’hiver, je ne laisse plus aucune bouée dehors, qu’elle soit analogique ou solaire, je rentre tout. La sonde, selon le modèle, peut rester ou non, et là je lis la notice au lieu de faire le malin. Le gel, une pile et un boîtier, ça se discute au cas par cas.

Le chlore ou l’oxygène n’impose pas un thermomètre différent, mais il impose de ne pas poser l’électronique dans le skimmer pour qu’elle reste en place. J’ai déjà donné, le skimmer broie. La sonde se cale ailleurs, proprement.

Comment je m’en sers, concrètement

Je relève à la même heure autant que possible, le matin de préférence, quand l’eau de surface a moins l’occasion de mentir. Je note sur un papier dans le local, ou sur le téléphone si la sonde envoie. Trois relevés qui descendent et je prépare l’hivernage ; un seul relevé à 12 avec un redoux annoncé derrière, et j’attends la suite.

Je ne colle pas le capteur contre une paroi qui prend le soleil tout l’après-midi, et je ne le laisse pas non plus traîner dans le filet à feuilles. Au milieu, un peu sous la surface, c’est déjà bien plus honnête qu’une tortue qui cuit à plat.

Quand je nettoie, je sors le flottant, et quand je traite je fais attention à ne pas balancer le galet contre la sonde. C’est bête à écrire, mais j’ai bien failli le faire un soir où j’étais pressé.

Le guide piscine rappelle que le bassin est un tout, et le thermomètre n’est pas un gadget de plus pour remplir un tiroir du local. C’est l’objet qui m’empêche de bâcher trop tôt, ou trop tard.

Ce que je ne rachète plus

Les mascottes, d’abord : tortue, canard, grenouille. Le chien a un avis très arrêté sur la question, et le skimmer aussi.

Les cadrans minuscules, noir sur gris, illisibles à un mètre. Un chiffre que je ne lis pas, autant jeter un caillou dans l’eau.

Les flottants solaires dont le panneau est collé sous une casquette de plastique : ils meurent à l’ombre, et chez moi l’ombre se déplace toute la journée. Le hêtre gagne à peu près toujours.

Et les offres « lot de trois » pour un seul bassin. J’en ai déjà deux en pièces au fond d’un carton, ça ira.

Si vous n’avez jamais mesuré votre eau, commencez par un objet que vous lisez vraiment, le matin, sans plisser les yeux. Vous parlerez d’hivernage ensuite. Le calendrier, on l’a rangé au fond du tiroir ; le chiffre, lui, on le garde.