Housse Oxford sanglée sur un salon de jardin, coutures et œillets visibles

Housse salon de jardin avis : 4 mesures, 420D ou 600D

8 min de lecture

Une housse trop juste tire sur les coutures, une housse trop large claque au vent et fait de l’eau, et une housse trop fine se fend au deuxième hiver, pile à la couture du dossier. J’ai eu les trois, dans cet ordre. Ce que je vous raconte ici n’est donc pas un top 10 de 210D recopié sur une fiche produit, c’est quatre mesures, un tissu qui tient, des sangles qui existent vraiment, et un peu d’air pour que ça ne condense pas comme une cave.

Tout se joue avant le clic, en fait. Si vous venez de lire ranger l’extérieur avant les pluies, vous savez déjà pourquoi je couvre : les coussins sont rentrés, mais le salon reste dehors, beaucoup trop grand pour passer la porte de la cuisine. D’où la housse. Le guide de la terrasse s’occupe du reste, le bois, le balai, et ici on ne parle que de ce rectangle de tissu qu’on croit acheter en deux minutes.

En clair : mesurez le volume sans les coussins, ajoutez 5 à 10 cm, et prenez un Oxford 420D ou 600D avec des sangles qui passent dessous, pour 20 à 45 €. Le 210D finit par fendre, les tissus laissés dessous moisissent, et il faut soulever la housse un jour sec pour évacuer la condensation.

Les quatre mesures, avant le clic

Je ne mesure pas le canapé à peu près, je mesure le volume qu’il occupe une fois les coussins enlevés. Des coussins laissés dehors sous la housse, c’est de la moisissure garantie, donc ils sont au cellier. La housse habille le cadre, les dossiers, et la table si elle reste au milieu.

1. La longueur hors tout. D’un accoudoir à l’autre, ou d’un bout à l’autre de l’angle, en suivant le salon et pas en diagonale dans le vide. J’ajoute une marge de 5 à 10 cm, pas 30 : trente centimètres, ça fait une voile.

2. La profondeur, de devant à derrière. Du bord avant de l’assise au dos du dossier, en tenant compte de tout ce qui dépasse. Un dossier incliné mange bien plus de place que sur la photo, alors je mesure l’encombrement réel plutôt que la profondeur d’assise annoncée au catalogue.

3. La hauteur au point le plus haut. C’est souvent le dossier, parfois un parasol oublié au milieu que je finis par rentrer, parfois le dossier d’une méridienne plus haute que le canapé. Je prends le plus haut et surtout pas la moyenne : une housse qui n’arrive pas en haut s’use à cet endroit et prend l’eau par l’ouverture.

4. La table, oui ou non. Si elle reste au centre, je mesure le rectangle global, salon plus table, comme un seul bloc. Si je la sors, je mesure le salon seul, et la table aura sa propre petite housse ou elle rentrera au sec.

Mélanger les deux sans mesurer, c’est exactement comme ça que j’ai acheté une housse 3 places pour un angle avec table. Elle n’a jamais fermé, et elle a fini en alèse à bois derrière le cabanon. Maintenant je note les trois chiffres plus le oui ou non de la table sur un papier ou dans le téléphone, et je ne regarde les tailles qu’après.

210D, 420D, 600D : le tissu d’abord

Chez moi, tout se ramène à trois familles de taille : un petit banc avec deux fauteuils et une table basse, un salon 4 à 6 places en ligne, ou un angle avec table. Et à trois densités de tissu.

Quand je vois 210D écrit en gros, je passe mon chemin. Le 210D, c’est un sac de courses : ça tient un été, et l’hiver auvergnat avec son vent et son gel qui raidit le tissu à -5 °C, ça fend. Souvent à la couture du dossier au deuxième hiver, parfois dès le premier vent d’octobre. Ici ce n’est pas le mistral, mais un vent tout à fait suffisant.

Le 420D, c’est le plancher que je vise : de l’Oxford enduit d’un côté, assez souple pour se plier au printemps, assez dense pour tenir deux ou trois hivers à condition que les sangles existent. Le 600D est plus raide et plus lourd, un peu pénible à plier en mars, mais nettement plus rassurant sur un angle exposé. Entre les deux je choisis selon la taille, parce que plus le salon est grand, plus la prise au vent augmente.

Je ne vais pas vous recopier vingt références. Je cherche la taille qui dépasse un peu mes mesures, en Oxford 420D à 600D, avec des sangles qui passent dessous, pour 20 à 45 € selon les dimensions. Les prix bougent, les gammes aussi, et de toute façon la photo ne montre jamais la couture.

Coutures, sangles, pas le dessin du salon

La couture, je la regarde en vrai ou en gros plan quand j’achète en ligne. Un simple surjet trop près du bord s’effiloche vite, alors qu’une couture double avec un ourlet et des angles renforcés tient la distance. Chez moi les déchirures partent toujours d’un angle de dossier, là où le tissu tire.

Des sangles, il en faut, dessous ou sur les côtés, et assez longues pour se rejoindre. Une housse sans sangle n’est qu’un sac posé : le vent la soulève, l’eau entre, et le tissu claque toute la nuit. J’ai déjà ramassé la mienne dans les framboises, à huit mètres du salon, et le chien était persuadé que c’était un cadeau pour lui.

Les œillets, quand il y en a, je les utilise avec une cordelette autour d’un pied, en plus des sangles et jamais à leur place.

Pour la fermeture, c’est zip ou scratch. Le zip est plus propre tant qu’il ne rouille pas et ne se coince pas dans le tressage, alors que le scratch vieillit mal, prend les feuilles et tient beaucoup moins au bout de deux hivers. Les coutures lâchent parfois avant le tissu, surtout autour du zip, donc je tire droit au lieu d’arracher.

Un dernier coup d’œil aux coutures du fond, aussi, parce que c’est là que l’eau stagne si le salon n’est pas parfaitement plat. Ma terrasse a une légère pente pour l’évacuation, et la housse doit pouvoir laisser couler l’eau plutôt que de faire une piscine au milieu du canapé.

Ce que je ne rachète plus, pendant qu’on y est : le 210D en lot de trois avec la photo trop belle, la housse imprimée « spécial canapé » trop juste et vendue pour un modèle que je n’avais pas, et la housse sans sangle avec un simple cordon tout autour comme un sac poubelle, parce que le cordon lâche ou scie le tissu. Avec mes quatre mesures, une taille générique fait bien mieux qu’une housse de marque trop courte de 5 cm.

La condensation, le vrai ennemi

On s’imagine qu’étanche vaut mieux, sauf qu’une housse étanche à 100 % et sans air, c’est une serre à moisissure. L’alu transpire, le tressage aussi, ça condense la nuit, et le matin tout est mouillé dessous alors qu’il n’a pas plu une goutte.

Je ne cherche donc pas une pochette hermétique mais un tissu déperlant, épais, qui respire un peu. Beaucoup d’Oxford 420D à 600D sont enduits d’un seul côté, et ça convient très bien. Ce qu’il faut surtout, c’est de l’air : un jour sans pluie, je soulève et je laisse sécher une heure, en particulier après une semaine lourde.

Et si vous laissez les coussins dessous pour gagner de la place, vous offrez le buffet à la moisissure. J’en ai déjà parlé du côté du rangement : la housse n’est pas un grenier.

J’ai essayé un absorbeur d’humidité en sachet, une fois. Ça n’a pas changé grand-chose. Ouvrir de temps en temps reste plus efficace.

La terrasse elle-même, si elle reste sale sous le salon, fait remonter l’humidité, donc un coup de balai avant de couvrir, comme expliqué dans l’entretien de la terrasse. Je ne passe pas le karcher sur un salon déjà habillé : je balaie, je couvre, je sangle.

Au printemps, je sèche, je plie, je rentre. Une housse pliée humide, c’est un coussin moisi en version XXL, même odeur et même leçon. Celle que je garde aujourd’hui est une 420D un peu trop grande, sanglée, que je soulève dès qu’il fait beau. Elle n’est pas belle, et le salon en dessous non plus ; c’est un peu le principe de la chose.

210D, 420D, 600D : je départage

Trois tissus, un que je fuis et deux que je compare.

Critère Option A Option B Option C
Tissu Oxford 210D Oxford 420D Oxford 600D
Tenue Un été, fend au gel (-5 °C) Deux à trois hivers si sangles Plus raide, mieux sur un grand angle
Pliage Léger Souple, je le plie en mars Plus lourd, plus pénible
Ticket Souvent sous 20 €, lot trompeur 20 à 45 €, mon plancher Dans la même fourchette, parfois un peu plus
Verdict Je passe C’est ce que je vise Si le salon est grand et exposé

L’option B convient à un salon 4 à 6 places à l’abri du pire vent, et l’option C à un angle qui prend l’ouest de plein fouet. L’option A, je la laisse en rayon. Pour le sol, le pilier terrasse et le tuto d’entretien font le travail, et le rangement de septembre s’occupe du reste. La housse n’est que le manteau du salon.

En pratique

  1. Rentrez les coussins. Mesurez longueur, profondeur, hauteur, table oui ou non. Ajoutez 5 à 10 cm, pas 30 cm.
  2. Cherchez un Oxford 420D ou 600D, couture double, sangles qui se rejoignent dessous. 20 à 45 €. Laissez le 210D.
  3. Balayez sous le salon. Couvrez. Sanglez. Œillets en plus, pas à la place.
  4. Un jour sec, soulevez une heure. Surtout après une semaine lourde. Au printemps, séchez avant de plier.
  5. Si vous n’avez jamais mesuré, faites-le ce soir avec le mètre du cabanon. Le clic attendra bien les quatre chiffres.