Jardinière et mobilier de jardin fabriqués à partir de palettes en bois

Décorer son jardin avec des palettes

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J’ai commencé avec une palette posée contre le cabanon en me disant qu’elle servirait un jour. Comme souvent, le jour est arrivé six mois plus tard, un samedi où je voulais éviter la boue entre la terrasse et le potager. Depuis, j’en ai fait un chemin, une jardinière et une petite table.

Une palette Europe mesure 120 × 80 cm et pèse généralement autour de 20 à 25 kg. Le bois est souvent du pin ou de l’épicéa. C’est solide pour du transport, mais ce n’est pas du teck et cela ne devient pas un meuble éternel par un coup de lasure. Si ça vous dit d’essayer, on peut tout de même en faire des choses simples et utiles.

Les palettes que je rapporte à la maison

Je demande toujours avant de récupérer une palette derrière un magasin. Beaucoup sont consignées ou appartiennent encore au circuit de transport. Quand on m’en donne une, je cherche un marquage EPAL ou EUR et la mention HT, qui indique un traitement thermique.

Une ancienne mention MB correspond au bromure de méthyle. Elle est devenue rare en Europe, mais je laisse cette palette où elle est. Même chose pour le bois taché d’huile, de peinture industrielle ou d’un produit inconnu. Je ne le mets pas près des aromatiques ni au contact de la terre du potager.

Pour le démontage, un pied-de-biche et une scie me donnent de meilleurs résultats que des grands coups de marteau. Je retire les clous tordus et je ponce les surfaces qu’on va toucher, au moins au grain 80. J’ai déjà trouvé l’écharde oubliée au moment du café, le coude posé pile au mauvais endroit.

Une jardinière à deux ou trois étages

Je garde la structure verticale et retire une planche sur deux sur la face utile. Les planches récupéré servent ensuite à fermer le fond des compartiments. Avec 15 à 20 cm de profondeur, on obtient deux ou trois petits bacs adaptés au thym, à la ciboulette, aux fraisiers ou aux salades.

Au fond, je perce des trous d’environ 10 mm tous les 10 cm. L’eau doit pouvoir sortir. Une toile perméable retient le terreau dans les fentes, sans former une poche étanche. Pour les plantes comestibles, je sépare bien la terre du bois et je n’utilise qu’une palette propre dont le marquage est lisible.

Je remplis chaque étage avec 20 à 30 litres d’un terreau de potager mélangé à environ 30 % de terre. Cette faible profondeur ne convient pas à une grande tomate indéterminée, qui demanderait davantage de volume et une bonne tenue au vent.

Contre mon mur plein sud, ces petits bacs sèchent vite. En août, je vérifie la terre chaque jour. Deux ou trois litres par étage peuvent être nécessaires lors d’une grosse chaleur, mais j’ajuste à l’humidité réelle plutôt que d’arroser au calendrier.

Jardinière réalisée à l’aide d’une palette

Un chemin pour les jours de pluie

Sur la terre battue, je pose les planches perpendiculairement au sens de marche, avec 2 à 3 cm entre elles pour laisser passer l’eau. Leur longueur de 1,20 m donne une largeur confortable. Deux files peuvent aussi guider les roues d’une brouette.

Sous les planches, deux tasseaux de 4 × 4 cm tiennent l’ensemble. Je prépare le sol sur 8 à 10 cm, avec une assise drainante et stable, puis je cale le chemin de niveau. Le bois reste autant que possible hors de la terre humide. Sans cette précaution, il peut pourrir en 18 mois. Bien posé et entretenu, ce petit chemin peut rendre service trois à cinq ans, parfois davantage.

Ce n’est pas un pavage. Chez moi, c’est surtout ce qui évite de rapporter la moitié du jardin sous les chaussures après une grosse pluie.

Chemin de jardin en planches de palettes

Une table avec des aromatiques au milieu

Ce projet prend un après-midi avec une perceuse et des vis inox A2. Je monte un cadre, puis un plateau de planches en gardant au centre une ouverture d’environ 25 × 40 cm. Un bac étanche en zinc ou en plastique apte au contact alimentaire vient s’y loger.

Le basilic et le persil plat restent assez bas pour ne pas gêner le repas. Pour la menthe, il faut vraiment garder le bac fermé, sinon elle part visiter le reste du jardin. Je taille les plantes toutes les deux semaines en pleine saison.

Des pieds récupérés sur une ancienne table conviennent très bien. Avec quatre poteaux de 7 × 7 cm, je vise une hauteur finie d’environ 75 cm et je contrôle le niveau avant de fixer le plateau.

Table de jardin en palettes avec plantes au centre

Ce que j’évite maintenant

Le bois posé directement sur le sol reste humide et vieillit vite. Mes meubles reposent donc sur des cales, de petits plots ou du gravier. Dehors, les vis noires phosphatées rouillent rapidement, alors je garde les vis inox A2 pour ces projets.

Dans une jardinière, la toile perméable empêche la terre de fuir entre les planches. Elle ne remplace pas les trous d’évacuation. Je ne monte pas non plus une palette entière pleine de terre contre le mur de la maison. L’humidité reste alors contre le crépi, et les recoins deviennent accueillants pour les rongeurs.

Laisser griser ou protéger le bois

Une lasure extérieure teintée unifie les planches. Un saturateur conserve davantage l’aspect du bois, qui grisera tout de même avec le temps. Dans les deux cas, je travaille sur du bois sec, par au moins 15 °C, avec une journée sans pluie annoncée. Deux couches au départ, puis un entretien selon l’état et la notice, me donnent un résultat régulier.

Un bois gris, quelques pots en terre et une guirlande ou des nomades composent un coin agréable sans grand budget. Je sais simplement qu’un meuble de palette demande un peu d’entretien et qu’il ne durera pas dix ans dans toutes les expositions.

Le silo aménager son jardin prolonge l’idée avec les finitions et l’éclairage. Moi, j’aime bien ces projets parce qu’ils se font un samedi et qu’on peut les modifier l’année suivante.