Fini le samedi à pousser (en théorie)
Personne n’a jamais rêvé de passer son samedi à pousser une tondeuse sous 30 °C. Moi non plus. Chez moi la pelouse est un peu trop grande pour le plaisir, et le voisin sort la sienne à 8h. On se croise parfois, lui déjà en sueur, moi encore au café. J’ai donc beaucoup lu, et regardé des démos, avant de m’intéresser aux robots. Pas trois semaines de test dans mon jardin. Juste assez pour savoir ce qui changerait vraiment le mien.
Si ça vous dit d’y réfléchir aussi, voilà comment je m’y prendrais. Si vous n’avez jamais eu de robot, c’est pas grave. On va y aller doucement.
Ces dernières années, on est passé de petits engins qui restaient coincés au trou de taupe à des machines guidées par satellite, capables de grimper des pentes raides et d’éviter un chat (enfin, d’essayer). Les prix, pour un modèle qui tient la route, tournent souvent autour de 800 à 1 500 €. C’est le prix d’une autoportée. Sauf que le robot, lui, tond pendant que vous êtes ailleurs. Moi j’aime bien l’idée.
Ce qui a vraiment changé (d’après ce que j’ai lu)
Trois choses m’ont donné envie de regarder de plus près.
La navigation RTK, sans fil autour du jardin. Fini le câble à enterrer tout autour. Les modèles récents se repèrent par satellite, au centimètre. On trace les limites depuis le téléphone. Vous verrez, c’est déjà plus rassurant que quatre heures à genoux.
L’IA embarquée. Caméras et capteurs : la marque parle de reconnaissance d’obstacles (hérisson, tuyau d’arrosage) et de contour. Sur le papier, c’est propre. Dans un jardin réel, il restera toujours le seau oublié. Chez moi, le seau, on le connaît.
Les chenilles. Les modèles à chenilles, comme la Lymow, passent là où les robots à roues restent plantés : pente, terrain un peu bosselé, herbe mouillée. Chez moi il y a un talus. C’est ça qui m’a fait regarder cette marque plutôt qu’une autre.
Comment je choisirais, pour mon terrain
Avant de sortir la carte, quatre questions. Les miennes, en tout cas.
Quelle surface ? Les fabricants indiquent un maximum. Je retiendrais 20 % de moins. Un robot « 3 000 m² » sera plus à l’aise sur 2 500. Il aura le temps de tout couvrir sans tourner en boucle.
Quel terrain ? Plat comme un green, n’importe quel modèle fera l’affaire. Pentes, passages étroits, bosses : plutôt des chenilles, et une capacité de franchissement réelle. Pas seulement une mention catalogue.
Avec ou sans fil périphérique ? Le fil est moins cher, mais on passe un après-midi à genoux (et on le sectionne le jour où on plante un rosier). Le RTK / VSLAM s’installe plus vite, ça coûte un peu plus. Si je partais de zéro, je prendrais du sans-fil. Le gain de temps, sur un jardin comme le mien, n’est pas un détail.
Quel budget ? Gros ordres de grandeur, 2026 :
- 300 à 600 € : petits jardins plats (moins de 500 m²)
- 800 à 1 500 € : jardins moyens, quelques pentes
- 1 500 à 3 000 € : grands jardins, terrains plus tordus
Pourquoi la Lymow One m’a arrêté
Après avoir comparé ce qui se trouve en 2026, un modèle sort du lot pour le rapport prestations / prix : la Lymow One. Je n’ai pas passé trois semaines à la suivre dans l’herbe. J’ai lu, j’ai regardé les démos, j’ai croisé ça avec mon talus et mes samedis. C’est honnête de le dire.
Lancée via un Kickstarter, c’est le premier robot grand public qui combine chenilles tout-terrain, navigation RTK sans fil et détection d’obstacles, pour moins de 1 500 €. Sur le papier, voilà ce qui m’a convaincu :
- Moteur brushless 300W (pic à 1 200W). Elle ne cale pas dans l’herbe un peu haute.
- Lames doubles à 6 000 tr/min. Coupe nette, mulching.
- Pentes jusqu’à 45°. Beaucoup de concurrents s’arrêtent vers 25-30°.
- Batterie LiFePO4 15 Ah. 3h d’autonomie, 2 000+ cycles (on parle de 5 à 7 ans).
- Vision IA. La marque annonce une reconnaissance d’obstacles, y compris les animaux. Dans un vrai jardin, on verra.
Pour les très grands jardins, la marque a sorti la Lymow One Plus (CES 2026) : plus de puissance, un système de coupe qui redresse les brins, processeur plus rapide. Surface annoncée : 7 000 m² en 12h. Chiffre de notice. Je le note, je ne le garantis pas.
La démo, plutôt qu’un roman
Rien ne remplace une vidéo. Pentes, obstacles, coupe. Si ça vous dit, on la regarde ensemble :
Le test détaillé arrivera dans un article dédié (quand je l’aurai, je l’écrirai. Pas avant.)
Installer : moins pire que le câble
Sur un modèle sans fil, type Lymow, l’installation tient dans une demi-heure si tout va bien. Voilà comment je m’y prendrais : la base de charge dans un coin accessible, à l’abri de la pluie (et pas collée à la chambre du voisin), l’application, le Wi-Fi, le tour du jardin en mode apprentissage pour les limites, les zones interdites (massifs, potager, piscine) dans l’appli, et les horaires. Chez moi je viserais 9h-12h et 14h-18h. Pas 22h. On aime bien le calme le soir, café sur la terrasse.
Pas de tranchée, pas d’électricien. Le robot cale son RTK tout seul, ensuite il tond.
Le pas-à-pas d’installation arrivera. Je ne l’invente pas en attendant.
Entretien : vraiment pas une thermique
Une thermique, c’est vidange, affûtage, hivernage. Un robot, c’est plus cool. Toutes les 2 à 4 semaines, le dessous au jet (la plupart sont étanches IPX5 ou plus). Pas le karcher dans les cartes. Tous les 2 à 3 mois, les lames (quelques euros, deux minutes). En automne, la base au sec, le robot rentré.
Avec une LiFePO4, on n’est pas sur une Li-ion qui fatigue dès la 3e saison. 2 000 cycles, c’est 5 à 7 ans d’usage quotidien, si on en croit les fiches. Je n’ai pas 7 ans de recul perso. Si il tient la moitié, c’est déjà pas mal.
Le guide d’hivernage, plus tard.
Robot ou autoportée ?
Si vous hésitez, voilà le tableau que je me suis fait :
| Tondeuse robot | Autoportée | |
|---|---|---|
| Prix | 800 à 3 000 € | 1 500 à 6 000 € |
| Effort | Aucun (autonome) | Vous conduisez |
| Bruit | 55-65 dB (conversation) | 90-100 dB (casque) |
| Carburant | Électrique (moins de 15 €/an) | Essence (150-300 €/an) |
| Qualité de coupe | Mulching fin, régulier | Selon comment vous roulez |
| Entretien | Quasi rien | Vidange, courroie, lames, batterie |
Pour 500 à 5 000 m², le robot est souvent le choix le plus malin. L’autoportée reste pertinente au-delà, ou si le terrain est vraiment atypique. Même là, la One Plus (7 000 m² en 12h, d’après la notice) commence à tordre le raisonnement. J’en parle aussi du côté entretien du sol.
Les autres notes sur les robots
Ci-dessous, les articles du silo (au fur et à mesure). Pour l’instant cette page porte beaucoup. Le reste viendra. Si il me manque un angle pour votre terrain, vous pouvez m’écrire. Ça me fait plaisir.